LES ARTS DE L'IMAGE



9 ème Édition du festival

REBELLES


Un festival pour les grands mais aussi pour les petits...

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DE VIVES VOIX

Bien que nous ne puissions nous empêcher d’y associer le drame du 7 janvier 2015, et la disparition dramatique des amis de Charlie-Hebdo, aucune prémonition bien sur de notre part, à avoir pris pour thématique lors de l’édition du festival 2014, les monstres en images.
Nous courrions après cette thématique du monstre depuis longtemps, tant elle nous semblait avoir sa place dans la mission de décryptage d’images que nous proposons tous les ans, et qui fonde Les Passeurs de Lumière.

Ce thème fut une nouvelle fois écarté en 2013, car les images Internet que nous souhaitions utiliser pour cela étaient sujettes à interprétations et à manipulations.
Grâce à l’association Otages du Monde nous avons pu enfin, pendant l’édition 2014, au lycée Kerneuzec de Quimperlé, proposer une conférence intitulée l’évolution du terrorisme sur la bande sahélienne, permettant de décrypter et comprendre cette nouvelle espèce de monstres.

Un mois après avoir exploré ce thème à l’actualité brulante nous étions confrontés aux évènements tragiques qui virent des monstres armés, tuer nos amis de Charlie Hebdo lesquels, il y a un an étaient nos invités d’honneur.
En tentant d’assassiner la liberté de pensée et la démocratie, ces monstres ont provoqué dans notre pays, et au-delà, une prise de conscience pour laquelle des esprits éclairés se battent, souvent avec difficultés, qui avec leurs crayons, qui avec leurs caméras, leurs pinceaux leurs notes de musiques ou leurs stylos.
Toujours en ce début d’année 2015, un autre ami précieux, René Vautier, nous quittait lui aussi. Invité et parrain du festival Les Passeurs de Lumière en 2013, Il s’était beaucoup, toujours et longtemps battu lui aussi pour ses idées et contre les monstres.
Ces voix vives se sont tues. Nous nous devions de saluer, sans les dissocier dans ce chagrin qui est le nôtre, nos amis aujourd’hui disparus, DES ESPRITS LIBRES.

Michel Dupuy, Président de l’association Label Image (organisatrice du festival des Passeurs de lumière)

René VAUTIER, ESPRIT LIBRE

René Vautier

Je pense que chez René Vautier, plus jeune résistant de France dans les années 40, l’amitié était forcément associée à la lutte et à l’engagement.

Notre première rencontre c’était lors du tournage de mon deuxième film, Champs Contre Champs. Dans ce film sur la Bretagne le réalisateur d’Avoir vingt ans dans les Aurès, avait bien voulu traduire et dire un petit texte… en arabe. Le «contrat», comme la fidélité, ou l’amitié, reposait d’abord pour lui sur la confiance. Nous avons tout de suite été amis.

La deuxième fois, c’était l’époque (dans les années 90) de l’association Cinéastes Bretons. Pourtant, la plupart d’entre nous étions souvent des bretons «adoptés», et des cinéastes un peu décalés explorant… la vidéo.

René fut l’un des premiers à nous soutenir. En véritable ami il venait avec un petit cadeau. Le dernier, fut de nous permettre de passer le film Afrique 50… Alors encore censuré, dans un restaurant de Quimperlé. L’humour et le pied de nez aux conventions faisait parti du deal.

René Vautier, le seul cinéaste que je connaisse qui avait sa caméra dans sa tête (du moins quelques morceaux) suite à une explosion, alors qu’il tournait avec sa caméra à l’épaule, et au centre de l’action.

Nous nous croisâmes de nouveau et en particulier lors d’un festival dédié à l’amitié et intitulé La fête à… René Vautier.
Il fut le premier invité. Soizic sa compagne et une sœur du cinéma pour moi, accompagnait d’autres amis conviés à participer à ce grand repas des amis. L’amitié le ciment de tout combat.
Il n’était pas à notre dernier rendez-vous, au festival des Passeurs de lumière, en 2013, enfin pas physiquement. Trop fatigué. Sa fille, son fils, des amis, encore ! Etaient là.

Esprit libre, nous aurons bien besoin de son courage et de son amitié pour affronter ceux qui aujourd’hui ont choisi de tuer la liberté

HARLIE-HEBDO, des ESPRITS LIBRES


En 1968 CHARLIE-HEBDO n’existait pas.

Lorsque nous avons commencé à travailler sur l’exposition «Charlie Hebdo» présentée en 2013 au festival les passeurs de lumière il restait un gros vide à combler, ou à reconstituer pour que les enfants de Charlie Hebdo ne soient pas, à jamais, orphelins du feu d’artifice libertaire soixante-huitard.
Pas facile.

Qu’ils y aient été ou pas, mai 68, ils l’ont tous décodé, désiré, dessiné, et en vrais acteurs ou simples petites graines (certains, n’étaient pas nés) ils ont bien voulu le (re) caricaturer pour nous…

Autre difficulté au montage de l’expo, les originaux avaient quasiment tous disparus suite à l’incendie criminel du 2 novembre 2011. Bref il fallait vraiment en pincer pour s’accrocher.

Finalement, c’est bien à une sorte de dépucelage, auquel nous avons procédé les uns et les autres et ainsi réaliser la toute première exposition du journal (et du festival).

Avec le recul, c’était le genre d’histoire qui ne pouvait pas déplaire à la fille du proviseur et au grand Duduche.
Une belle histoire d’amour suivie, mais un peu compliquée. L’exposition des dessins, photos ainsi que les couvertures «auxquelles vous auriez pu échapper en 1968» nous la remette en mémoire.
Sous la plage se cachent parfois des pavés… pleins de bonnes intentions.

Michel Dupuy, Président du festival CHARLIE (dit aussi Les passeurs de lumière).

"j'ai rendez-vous avec... Charb" - Regarder la vidéo

En hommage à toutes les victimes de la tragédie du 7 janvier 2015,
le festival Des Passeurs de Lumière et la ville de Quimperlé présentera l’Exposition :

LES COUVERTURES AUXQUELLES VOUS AURIEZ PU ECHAPPER EN 1968

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2009


Fred KASSAK

Fred KASSAK au salon du livre (Paris)

Fred KASSAK au salon du livre (Paris)

Notice bio de Kassak


Fred Kassak, romancier et scénariste né en 1928, a abordé tous les genres : théâtre romans, nouvelles, feuilletons, journalisme, télévision, cinéma, radio. Les machiavéliques intrigues et les noires machinations qu’il imagine sont toujours servis avec beaucoup d’humour et un art consommé de la chute. Il a reçu le Prix Mystère de la critique 1972 pour Nocturne pour assassin et le Grand Prix de littérature policière 1958 pour On n’enterre pas le dimanche dont l’adaptation à l’écran par Michel Drach obtint le Prix Louis-Delluc. La plupart de ses romans ont été adaptés au cinéma et plusieurs par Michel Audiard, le plus connu étant Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas... mais elle cause.

On lui doit le premier scénario de la série télévisée Les Cinq dernières minutes - à laquelle il collabora ensuite régulièrement - et de nombreuses pièces pour «Les Maîtres du Mystère», émission radiophonique de Pierre Billard.

Derniers ouvrages parus : Assassins et noirs desseins (Cheminements, 2006), Les Fins mots de l’histoire (Le Léopard Masqué, 2008)

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L'assassin connaît la musique

On n’enterre pas le dimanche Les 5 dernières minutes Les 5 dernières minutes

Pierre BOURGEADE

Pierre BOURGEADE

Pierre BOURGEADE


Pierre Bourgeade (né le 7 nov. 1927 à Morlanne, décédé le 12 mars 2009 à Loches) est un homme de lettres français à la fois romancier, dramaturge, poète, scénariste, journaliste, critique littéraire et photographe. Descendant de Jean Racine, il est aussi le beau-frère de l’écrivaine Paule Constant.

Pierre Bourgeade a développé une œuvre polymorphe largement placée sous l’héritage de Sade et de Georges Bataille. Auteur scandaleux des années 1960, il a exploré, au fil d’un style alerte et efficace, presque blanc, ses thèmes de prédilection : l’Histoire, les grands destins, le sexe et l’érotisme, la solitude, l’impossibilité de se connaître soi-même... Ami de Man Ray et de Pierre Molinier, Pierre Bourgeade a également photographié du nu, en noir et blanc. Prolixe auteur de romans noirs, il a notamment été récompensé du Grand Prix Paul-Féval de littérature populaire par la Société des gens de lettres (SGDL) en 1998 pour Pitbull.
Plus d’infos :

Itinéraire : Romancier et auteur dramatique, Pierre Bourgeade quitte la fonction publique et sa profession de juriste en 1974 pour se consacrer à l’écriture. Ses romans, pour la plupart parus aux éditions Gallimard, proposent une vision critique de la société et de l’histoire contemporaines : New-York Party (le capitalisme américain), L’Armoire (la dissidence), Le Camp (l’univers concentrationnaire nazi), Les Serpents (la guerre d’Algérie), mais explorent aussi les thèmes relevant de la vie intérieure et des déviations de l’Eros : Les Immortelles, L’Aurore Boréale, L’Empire des livres, La Nature du roman (ce dernier texte publié par Jean-Jacques Pauvert). Auteur d’une quinzaine de pièces, son nom reste lié à deux dates marquantes de la création théâtrale contemporaine : 1969, Orden, mise en scène par Jorge Lavelli, avènement du «théâtre musical» et 1976, Palazzo Mentale, créée par Georges Lavaudant, prix du syndicat de la critique dramatique. Parmi ses autres pièces, on peut citer entre autres Deutsches Requiem (mise en scène Daniel Benoin), Fragments pour Guevara (mise en scène Michaël Lonsdale), Le Procès de Charles Baudelaire (m.ise en scène Dominique Quéhec), Petite zoologie amoureuse -PZA- (mise en scène Maurice Attias), L’Autorisation (mise en scène Jacques Rosny). On lui doit deux adaptations de textes de Georges Bataille : Ma Mère puis Le Mort (mise en scène Maurice Attias). Il a également adapté pour Jean-Louis Barrault Antigone de Sophocle et Les Oiseaux d’Aristophane, dernier spectacle monté et joué par Barrault au Théâtre du Rond-Point. Il a travaillé avec le compositeur Marius Constant sur le livret d’un mélodrame fantastique consacré au Marquis de Sade : Teresa, (mise en scène Marc Adam au château de Lacoste en juillet 95).
Par ailleurs, Pierre Bourgeade a écrit plusieurs scénarios et a réalisé un court métrage, La Table d’Emeraude, interprété par Michaël Lonsdale. Il a également collaboré à de nombreuses revues littéraires dont La Nouvelle Revue Française, Diagraphe, La Quinzaine littéraire, L'Infini.

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Libération, 19/02/2003
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Michel Dupuy Association Label Image • Kerdudou - 29310 Locunolé • Contact 06 48 99 64 01