LES ARTS DE L'IMAGE



- 2017 -
9 ème Édition du festival

REBEL.LE


Un festival pour les grands mais aussi pour les petits...

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LES PASSEURS DE LUMIERE, EXIL (S)

Ils s’appelaient ou s'appellent Mohamed, Victor, André, Sigmund, Ovide, Alexandre, Mahomet, Fiodor, Walter, Lluis… Ces exilés à qui on aimerait, dans cette édition 2016, donner la parole, adoucir les arrivées.

Bien sûr ce ne sont que des mots, que des moments, que des images mais au moins ce sont les leurs que nous vous invitons à partager. Ceux de personnes condamnées à errer, le plus souvent sans procès, au milieu de frontières barbelées.

Il ne s’agit pas ici d’inventorier mais de sauvegarder et faire vivre la mémoire, de celles et ceux qui n’ont plus pour seul bagage et pour seul héritage, que leurs souvenirs.


Michel Dupuy, Président du festival

TÉlÉchargez le programme en PDF

VIDEOS

Visitez notre chaîne Youtube pour revivre en video certains moments du Festival :

  • Le diaporama d'Alexis : murmurs d'images (2015)
  • La bande annonce 2016
  • Denis Péan (2015)
  • Anne-Laure Jazz Quartet (2016)
  • Et l'interview malheureusement toujours d'actualité de Charb en 2013

L'INSTANT LUMIÈRE

Le moment lumiÈre 2016 : La rencontre de Mehdi CHAREF avec Rémy MARTIN, acteur du film LE THE AU HAREM D’ARCHIMEDE… 30 ans aprÈs.


Pleins feux sur l’invité d’honneur du festival, Mehdi Charef.
Et pourtant… « CA TOURNE ! »
On pourrait dire que Mehdi, c’est presque l’anti lumière. Une sorte d’ombre donc, mais irradiante.

C’était samedi soir, vers 22H30. Générique de fin.
Ne posez pas de questions à Mehdi il ne vous répondra pas. Il ne répond pas toujours à ses propres questions. Trop de questions. Alors ce soir là, Mehdi il fait le tour du chapiteau en fumant des cigarettes. Il fume souvent Mehdi. Où mettre la caméra ? Il refait le tour de la mise en scène de la prochaine scène. Il re-re-fait le tour, finalement il tourne tout le temps Mehdi. En fumant des cigarettes.
On a envie de lui dire : « COUPEZ », mais non il tourne, il fume, il filme et tousse.
Mehdi dit : «C’est bien ça, oui ! Ah oui, oui c’est bien, là il y a une belle lumière... C’est bien non ?».
Mehdi n’attend pas la réponse à la question qu’il s’est posé. Il faut tourner. Le cirque, le cercle. Ca tourne !
Mehdi il dit toujours «Ah c’est bien ça».
Mais c’est parti ! Mehdi entre dans le chapiteau du festival, cherche l’ombre (il n’aime la lumière qu’au cinéma). Dans l’ombre il regarde l’écran. Enfin le mot FIN. Générique…
Devant l’écran, mine de rien, la scène se déroule comme il l’a choisi : Je suis devant l’écran et je m’adresse à un type qui est, lui aussi, devant l’écran. Mehdi m’a dit, là il faut que tu dises «Mais qui tu es toi ?» Alors le type, devant l’écran, il répondra «Ben je suis Rémy, Rémy Martin, qui jouait dans le film Le Thé au Harem d’Archimède de Mehdi Charef… ». Et là, dit Mehdi, moi je rentre dans le chapiteau et j’embrasse Rémy que je n’ai pas vu depuis longtemps.
C’est d’ailleurs ça qui s’est passé. Mehdi est arrivé devant l’écran, le taiseux Rémy a commencé à parler. Ils étaient tous les deux dans des petits bouts de lumières du générique qui défilait dans le noir. J’ai tendu le micro. Mehdi et Rémy, sur l’écran, 30 ans de moins, comme des enfants, on ne comprenait pas grand-chose à ce qu’ils se disaient. Peut-être que même eux ils ne comprenaient pas, mais c’était bien quand même. Ombre et lumière.
J’ai insisté pour que Mehdi parle dans le micro, il a demandé « je suis vraiment obligé de parler dans le micro ?» Le public a dit «OUI !». Alors Mehdi il a dit à Rémy «Ah c’est bien ça». L’écran était noir maintenant, on voyait plus rien mais on sentait bien qu’ils étaient émus tous les deux, et finalement pas besoin de parler c’est ça qu’est bien dans le noir.
Alors Mehdi et Rémy ils sont sortis du chapiteau, nous ont laissés tous seuls. Il fallait préparer la prochaine scène, en tournant autour du chapiteau bien sur. Et puis surtout Mehdi et Rémy ils avaient envie de fumer ensemble leurs cigarettes. Le public a applaudi, ils ne savaient pas vraiment pourquoi mais c’était bien, et tout le monde avait envie de fumer des cigarettes, même ceux qui fument pas. On a juste entendu Mehdi qui disait «Ah oui ça c’est bien», et il a toussé un peu.

Michel Dupuy

OUVERTURE DU FESTIVAL

Vendredi 25 NOVEMBRE - 19H45

Pierre DUTERTE

ConfÉrence de Pierre DUTERTE

Conférence de Pierre DUTERTE, Président fondateur et Médecin-Directeur de l’Association Parcours d’Exil et engagé dans de nombreuses associations. Depuis 2010 missions, formations ou expertises en Mauritanie, Rwanda, Cambodge, Pérou, Afghanistan… Auteur de nombreuses publications «Terres inhumaines », «Les enfants absents et l’Exil»,  «Témoignage sur le soin aux victimes de torture»… Pierre DUTERTE est également un photographe reconnu et rédacteur de nombreux articles pour Liberté Hebdo…

Grande salle Ti Laouën - Bannalec

Site de Pierre Duterte

En savoir plus

Article de La Voix du Nord

Article Reseau terra

Vendredi 25 NOVEMBRE - 20H45

PROJECTION : SAUVE MOI de Christian VINCENT - en prÉsence de Ricardo MONTSERRAT

Projection : SAUVE MOI de Christian VINCENT sur un scénario de Ricardo MONTSERRAT – 2000 / 1H40
Résumé : Un jour, Agatha, une jeune femme, débarque à Roubaix. Elle vient d'un pays où la mort a fait des ravages, mais elle est pleine de vie. Elle est de passage, elle ne restera pas. Il faut l'aider, lui trouver un lit, un toit, de l'argent.
La naissance du livre devenu scénario de SAUVE MOI.

Grande salle Ti Laouën - Bannalec

Interview Ricardo Montserrat

Interview Christian Vincent

Vendredi 25 NOVEMBRE - 22H30

Concert : SIIAN

Des chants traditionnels arides et lumineux d’Afghanistan à la poésie engagée de Nina Simone, le concert et l’album « Un Tour Ailleurs, Mazar e Sharif / Philadelphia » concentrent force mélodique et interprétation dépouillée. Duo migrateur, siiAn et Gaëtan Samson, imprégnés de langages lointains, de rencontres, guidés par leur apprentissage auprès de maîtres d’Afghanistan, de Turquie, d’Iran et du Maghreb, traversent ici librement l’Asie Centrale, le Moyen-Orient, la Bulgarie, l’Irlande, et l’Amérique du Nord. Une liberté sonore, telle que pratiquée dans ces pays lointains, évocatrice de terres rouges suspendues dans des traverses d’acier, qui porte le chant dans son expression la plus directe: le chant de l’amour, de la lutte, de la terre..

Sous chapiteau - Bannalec

Ecouter le morceau "Ederlezi"

Site de SIIAN

Dossier de presse

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